Les couleurs de l'infamie

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Les couleurs de l'infamie

Albert Cossery

Un voleur habile, intelligent, élégant et ironique - de ceux qu'affectionne particulièrement Albert Cossery - trouve dans le portefeuille d'une crapule de promoteur une lettre ......Read more

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Un voleur habile, intelligent, élégant et ironique - de ceux qu'affectionne particulièrement Albert Cossery - trouve dans le portefeuille d'une crapule de promoteur une lettre qui prouve sa responsabilité dans l'effondrement d'un immeuble qui provoqua la mort de dizaines de pauvres gens. Aussitôt une association de voleurs philosophes met au point une stratégie pour faire passer l'envie aux escrocs officiels d'abuser de leur pouvoir.

Après un silence d'une quinzaine d'années Albert Cossery nous livre son dernier roman dont l'action se passe au Caire en partie dans la nécropole aménagée en lieu d'habitation Tous les thèmes de prédilection d'Albert Cossery y sont abordés : haine des nantis, ironie à l'égard du pouvoir et désir de voir triompher les seuls êtres qui méritent sa considération : ceux qui ont compris que la vie était ailleurs que dans la possession de biens matériels.

The writer

Albert Cossery est né au Caire en 1913 et mort en 2008 à Paris. Ecrivain égyptien de langue française, il a fréquenté les écoles françaises du Caire et effectue à dix-sept ans, son premier voyage à Paris pour terminer ses études. A vingt-sept ans, il publie son premier livre : Les Hommes oubliés de Dieu. C'est Henry Miller qui va en assurer la publication aux Etats-Unis en 1940. Pendant la guerre en Egypte, il noue une solide amitié avec Lawrence Durrell. En 1945, il se fixe définitivement à Paris. En 1990, il a obtenu le grand prix de la Francophonie pour l'ensemble de son œuvre.

Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Cossery

Press reviews

" Le dernier opus d’Albert Cossery est paru en 1999 aux Editions Joëlle Losfeld. " Les couleurs de l’infamie " explore les thèmes chéris de l’écrivain égyptien de langue française. A lire. Après 15 ans de silence, Albert Cossery lance un dernier cri littéraire : " Les couleurs de l’infamie ". Cette fois-ci, le recit prend place dans l’Egypte contemporaine, que Cossery décrit à merveille. Nous retrouvons le héros cossérien, lucide et maniant la dérision avec maestria : un journaliste censuré et sans le sou, qui décide d’habiter le mausolée de ses parents : " Après des années de séparation d’avec ses parents, Karamallah éprouvait le plaisir de se retrouver avec les siens, mais sans les différends et les altercations qui surgissent toujours dans toute réunion entre vivants. " Une partie du roman a donc lieu dans la Cité des Morts du Caire qui, suite à la crise du logement de cette ville tentaculaire, a été envahi par les sans-logis. Un petit arrangement avec les morts qui soulage tout le monde. Aux côtés de Karamallah, " ce prophète de la dérision qui vivait dans un cimetière " : Ossama, un jeune voleur plein d’avenir, qui s’habille comme les riches pour mieux les voler, et Nimr, son maître, qui penche plutôt pour la rapine traditionnelle en guenilles. Philosophie cossérienne La rencontre de ses trois personnages donne à Cossery l’occasion de nous délecter de certaines pensées de haut vol, comme celle d’Ossama, qui analyse le larcin en tant que vertu patriotique, se hissant ainsi au rang de militant nationaliste : " J’ai le sentiment que par mon activité je contribue à la prospérité du pays, puisque je dépense l’argent subtilisé aux riches dans divers commerces qui sans moi et mes pareils iraient vers leur déclin. " Ajoutez à cela un promoteur immobilier sans scrupules qui construit des " maisons jetables " - qui s’effondrent sur leurs habitants faute de béton -, et vous aurez un livre drôle et croustillant comme sait les écrire Cossery.  " www.afrik.com

SKU 9782844120700
Weight 0.1400 KG
Publisher Joëlle Losfeld
Publishing Date 11/10/00
Number of pages 144
Size (cm) 19X13
Writer Albert Cossery
About the writer

Albert Cossery est né au Caire en 1913 et mort en 2008 à Paris. Ecrivain égyptien de langue française, il a fréquenté les écoles françaises du Caire et effectue à dix-sept ans, son premier voyage à Paris pour terminer ses études. A vingt-sept ans, il publie son premier livre : Les Hommes oubliés de Dieu. C'est Henry Miller qui va en assurer la publication aux Etats-Unis en 1940. Pendant la guerre en Egypte, il noue une solide amitié avec Lawrence Durrell. En 1945, il se fixe définitivement à Paris. En 1990, il a obtenu le grand prix de la Francophonie pour l'ensemble de son œuvre.

Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Cossery

Press reviews

" Le dernier opus d’Albert Cossery est paru en 1999 aux Editions Joëlle Losfeld. " Les couleurs de l’infamie " explore les thèmes chéris de l’écrivain égyptien de langue française. A lire. Après 15 ans de silence, Albert Cossery lance un dernier cri littéraire : " Les couleurs de l’infamie ". Cette fois-ci, le recit prend place dans l’Egypte contemporaine, que Cossery décrit à merveille. Nous retrouvons le héros cossérien, lucide et maniant la dérision avec maestria : un journaliste censuré et sans le sou, qui décide d’habiter le mausolée de ses parents : " Après des années de séparation d’avec ses parents, Karamallah éprouvait le plaisir de se retrouver avec les siens, mais sans les différends et les altercations qui surgissent toujours dans toute réunion entre vivants. " Une partie du roman a donc lieu dans la Cité des Morts du Caire qui, suite à la crise du logement de cette ville tentaculaire, a été envahi par les sans-logis. Un petit arrangement avec les morts qui soulage tout le monde. Aux côtés de Karamallah, " ce prophète de la dérision qui vivait dans un cimetière " : Ossama, un jeune voleur plein d’avenir, qui s’habille comme les riches pour mieux les voler, et Nimr, son maître, qui penche plutôt pour la rapine traditionnelle en guenilles. Philosophie cossérienne La rencontre de ses trois personnages donne à Cossery l’occasion de nous délecter de certaines pensées de haut vol, comme celle d’Ossama, qui analyse le larcin en tant que vertu patriotique, se hissant ainsi au rang de militant nationaliste : " J’ai le sentiment que par mon activité je contribue à la prospérité du pays, puisque je dépense l’argent subtilisé aux riches dans divers commerces qui sans moi et mes pareils iraient vers leur déclin. " Ajoutez à cela un promoteur immobilier sans scrupules qui construit des " maisons jetables " - qui s’effondrent sur leurs habitants faute de béton -, et vous aurez un livre drôle et croustillant comme sait les écrire Cossery.  " www.afrik.com

ISBN 9782844120700

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